Partager l'article ! L'idée qu'on se fait du «rougeot» américain: Les Américains seraient de «gros nases». Je ne peux décemment pas écrire ça. Je ne veux m ...
Les Américains seraient de «gros nases». Je ne peux décemment pas écrire ça. Je ne veux même pas y croire. Mais l'idée qu'on s'en fait, de par le monde, est souvent cruelle.
(Lettre à Anouk, ma chérie, en souvenir de notre dernier séjour à New York)
Il y avait ces trois cadres
dynamiques, cheveux au vent, pantalons à pinces, et chemises bien propres, qui traversaient une rue de Manhattan. Nous les avions croisés. Je t'avais dit, les voyant si joyeux au sortir de leurs
bureaux haut perchés, qu'ils fêtaient sans doute leur dernière délocalisation en Inde, qu'ils venaient de booster la rentabilité de leur business en mettant une centaine de personnes au chômage.
Et tu m'avais répondu en me montrant l'ombre clochardisée qui avançait péniblement sur le même trottoir : «regarde celui-là... Il est déjà mort».
(Fin de la lettre —je vais quand même pas tout vous montrer de mes correspondances intimes)
C'est brutal, comme tous les contrastes. Et facile, journalistiquement parlant. Mais à partir d'aujourd'hui, avec mon pote Bruno, nous voulons trouver et vous montrer le troisième type, un mec indescriptible : l'Américain moyen. A mi-chemin entre le cadre carnassier et sa proie agonisante, l'espace est vaste.
La quête commence sous la Tour Eiffel, juste avant de prendre l'avion vers le nouveau monde. Parce que l'habitant de notre rase campagne existe d'abord par l'idée que l'on s'en fait, nous avons demandé à un panel de touristes internationaux de décrire ce qu'était pour eux un «cul-terreux»(1) de l'Indiana.