Samedi 20 décembre 2008 6 20 /12 /Déc /2008 08:02
A LA PETITE SEMAINE


Oublie ton nom


Cent soixante-ans plus tard, on en êtes-vous avec la liberté, Monsieur Sarda Garriga ?
- Ça progresse, ça progresse... L'esclavage est aboli. Maintenant nous pouvons le dire : les hommes naissent libres et égaux en droit...

- Ou la la, je vous arrête tout de suite Monsieur le libérateur car je sens venir le discours convenu.

Commémorer le 20 décembre 1848 comme on fête la victoire d'une équipe de foot après une finale, c'est oublier trop souvent que les chaînes d'hier ont été recyclées en colliers plus modernes. En salaires de misère, en chômage total ou partiel. En asservissement social dans la jungle du profit. En un abrutissement terrifiant.

On ne compte plus les produits estampillés d'un label « Liberté » et vendus par des marchands repus. Les sans-abris auraient, paraît-il, aujourd'hui la « liberté » de se plaindre au juge quand ils n'ont pas de logement.

Touche finale, pour préserver le « libre » accès à l'emploi, on vient d'inventer le CV anonyme. Faut-il prendre les gens pour des demeurés au point d'oser leur faire croire qu'en renonçant à leur identité ils seront plus égaux, plus fraternels et plus « libres » ?  Et pourquoi pas des demande en mariage anonymes aussi ? Evidemment qu'on ne pourra jamais obliger qui que ce soit à employer ou à loger celui ou celle qu'il méprise.

C'est un mépris supplémentaire que d'effacer ou faire effacer un nom. N'était ce pas l'une des premières violences faites aux esclaves que de leur faire oublier leur nom ? Oté Sarda, il y a encore du boulot.

Franck Cellier


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

 


 

Images Aléatoires

  • Charly virapin
  • Boulangerie
  • Magasin
  • Boulangerie
  • Deux Bras (Mafate)
  • riveste017
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés