Vendredi 26 décembre 2008
5
26
/12
/Déc
/2008
16:05
A LA PETITE SEMAINE
Le père Noël des riches
On a eu le passage à l'an Mil. A cette époque-là, je ne sais pas si vous vous en souvenez, on balisait sacrément dans les villages.
Puis sont arrivés la chienlit, la crise pétrolière, les indépendantistes, les socialo-communistes, le sida, la grippe aviaire, le trou dans la couche d'ozone, le chikungunya et la crise financière.
A chaque fois les marchands de trouille nous prédisaient le mur. Ce n'est pas Ayrton Senna qui dira le contraire.
Ce serait trop con d'avoir réussi à dépasser l'an Mil, à outrepasser le bug de l'an 2000 et se trouver fait comme un
rat au passage de 2009. La pensée profonde du papier intérieur de ma papillote disait en gros qu'il fallait voir le verre à moitié plein plutôt que celui à moitié vide.
A Marie-Sophie de Neuilly, qui a tant donné de sa personne pour apprendre aux populations indigènes d'Afrique à ne plus couper du bois afin de préserver la planète, je fais remarquer que cette
année l'enneigement des stations de ski est parfait. Et qu'elle pourra skier sans se soucier du réchauffement climatique.
Je ne voudrais pas que Pierre-André, tout frais diplômé de ses hautes études commerciales, s'inquiète trop de la mauvaise année du Cac 40. Le père Noël existera toujours pour lui. Quand le baromètre est au beau fixe, il lui emmène un cadeau fiscal, et quand il prévoit du mauvais temps, il lui concocte un plan de sauvetage.
Quant aux sous-payés et aux chômeurs, qui échangent si souvent leurs rôles, ils savent bien que, crise ou pas, ce sont
eux qui trinqueront. Et eux ne croient pas au père Noël.
Franck Cellier
0