Partager l'article ! Moustiques, voitures, pont...: LA REVUE D'ACTUALITE Une leçon à 50 millions d'euros Survol, mine de rien, de l'actualité réunionnai ...
Mais ça va très bien aujourd'hui
depuis que je viens de réussir à écrabouiller le moustique qui tournait autour de moi. Je ne sais pas vous, mais moi, les moustiques, ça peut me gâcher une journée, me polluer une sieste, me
pourrir un repas. Et surtout ça tourne à l' obsession en cette saison. Alors, oui, quand j'ai entendu hier à la radio qu'on envisageait de leur balancer une bactérie dans la trompe pour
réduire de moitié l'espérance de vie des femelles, j'ai commencé à me sentir mieux. Et quand ce matin, j'ai lu dans le Jir que les scientifiques étudiaient l'option d'un envoi massif de mâles
stériles pour réduire les naissances de larves d'aedes albopictus et d'anophèles arabiensis, vecteurs à eux deux du chikungunya et du paludisme, j'ai carrément exulté.
Bon, c'est vrai que nous n'en sommes qu'au niveau des études et qu'il va bien falloir encore supporter ces saletés de vampires
quelques temps, mais j'encourage vivement nos savants à poursuivre dans ce sens et leur souffle même quelques autres pistes, comme l'adoption d'une charte gay friendly à l'intention des insectes
afin d'encourager l'homosexualité dans leurs communautés et réduire ainsi leur prolifération de manière soft. Ou encore la distribution d'un breuvage que j'ai testé avec quelques amis et qui réduit
singulièrement la libido et par là-même la tendance à procréer comme des bêtes.
...
On ne s'en rend pas encore bien compte dans
les embouteillages, mais l'autre bonne nouvelle que nous annonce le Quotidien du jour, c'est qu'il s'est vendu moins de voitures l'année dernière que l'année précédente : - 7,1%. Et je lève
mon verre à la santé de Peugeot, Renault et Citroën qui ont perdu respectivement, 13,4%, 16,7% et 8,2%. Merci pour leur noble contribution à la diminution du nombre d'accidents de la route.
Mais ce n'est pas parce qu'on vend moins de voitures neuves, qu'on va arrêter de construire des routes. D'une part parce qu'on
en a besoin et d'autre part, et c'est une approche plus originale, parce qu'il faut aider les entreprises du BTP qui créent tant d'emplois, et génèrent pas mal de profits...
Quelques mois après, notre président de Région le mouche donc comme un enfant morveux. D'une : on ne
va pas reconstruire un pont identique qui ne résiste pas à une crue, même pas centenale. De deux : il faut tenir compte de l'accroissement démographique et anticiper sur l'augmentation de la
circulation. Le prix du mouchage : 50 millions d'euros en plus, ce qui nous monte la facture du futur pont à 76 millions d'euros.