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A LA PETITE SEMAINE
Plutôt que de critiquer son impérialisme comme on le fait depuis des lustres, on a tout à apprendre de l'Amérique. Même les plus « bouffe-curés » de nos élus admettront que la bible sur laquelle Barack Obama vient de prêter serment vaut le plus solide des boucliers.
Le plus populaire des présidents des Etats-Unis n'en a peut-être pas besoin. Pas encore. Mais si ses prédécesseurs ont pu tenir en place jusqu'à la fin de leur mandat, et parfois être réélus malgré leurs politiques pronfondément inégalitaires, c'est bien parce qu'ils s'étaient placés sous la protection du Tout-Puissant. Ça aide...
Imaginez un peu un Paul Vergès jurant la main sur le saint livre – oecuménique comme il est, il pourrait même rajouter les ouvrages sacrés d'autres religions en vogue – qu'il n'a pas d'autre alternative que celle d'augmenter les taxes. Et d'ajouter, sourire au coin des lèvres : « God bless zi octroi de mer ». Voilà qui ferait taire les mauvaises langues.
Ne raconte-t-on pas que le maire de Sainte-Rose a évité la vague rose des municipales de 2007 pour sa dévotion à la vierge au Parasol?
Comme Monseigneur Gilbert Aubry le dit dans son salut à Barack, « Si nous croyons diversement en Dieu, raison de plus pour fonder ces valeur dans un Amour universel qui vient de Dieu et qui retourne à Dieu ». C'est vrai que la gouvernance manque tellement d'amour... Et qu'on en a tellement besoin. Par amour, payer ses impôts. Par amour, se serrer la ceinture. Par amour, plonger dans la crise.
Franck Cellier