A LA PETITE SEMAINE
Quel mauvais esprit que celui de ce filou ironisant sur l'avion cloué au sol d'Air Austral, la compagnie régionale présidée par Paul Vergès, alors même que le sixième congrès historique du PCR annonce le décollage d'une nouvelle ère de développement. Il y en a vraiment qui ne voient l'histoire de ce pays qu'à travers le tout petit bout de leur lorgnette...
Ce n'est pourtant pas le moment d'ironiser. Au contraire, en pleine menace de pandémie, suivez les conseils du ministre et apprenez, « les gestes simples pour limiter les risques de transmission » de la grippe.
Ne croyez pas ce père de famille smicard qui a écrit à la peinture rouge : « Cospar m'a tuer » après avoir compris que les 100 euros de l'Etat (RSTA), qu'il pensait avoir gagnés en manifestant, ne représentent même pas le tiers de ce qu'il toucherait en métropole (RSA). Ce même père de famille qui persiste à ne pas remarquer que son chariot «type » coûte tellement moins cher maintenant que M. Leclerc a donné des cours de baisse des prix à tous ses confrères de la grande distribution.
Ne persiflez pas non plus avec les recalés de l'Arast, lâchés par le conseil général, en entendant Elie Hoarau assurer que le secteur de l'aide à la personne va créer des milliers d'emplois. Et estimez logique que Jean-Hugues Ratenon, le copain de Cospar, exige le service minimum auprès des grévistes de la Caf et de la Sécu. Si vous trouvez, en plus, que ces grévistes-ci devraient demander que les allocations soient indexées au même taux que leurs salaires, c'est que vous l'avez chopée vous aussi, la grippe de l'impertinence.
Franck CELLIER
L'insolence c'est ce qui refuse la révérence.
Isolent = irrévérencieux, oui, le journaliste se doit de l'être.
Impertinent certainement pas puisque, par définition, le journaliste se doit à lui-même ainsi qu'à ses lecteurs, de vérifier ses informations et d'être rigoureux dans ses écrits. S'il satisfait à ces obligations, ses écrits seront pertinents.
Excusez la vieille enseignante que les imprécisions agacent.
Morghabine
Je me permets cependant d'en appeler à votre indulgence pour reconnaître que l'usage admet l'impertinence comme synonyme d'insolence. Je prends d'ailleurs Stendhal à témoin qui écrit dans Lucien Leuwen : "Les rares propos qu'un étonnement extrême permit à Mesdames d'Hocquincourt et de Puylaurens furent choisis de façon à pousser l'impertinence jusqu'au point précis où elle devient de la grossièreté, et peut déposer contre le savoir-vivre de la personne qui l'emploie".