Mercredi 14 octobre 2009
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À LA PETITE SEMAINE
La maladie de Farah
Après le chikungunya, après la grippe A – une broutille – voilà qu’un mal étrange menace de s’étendre en épidémie. Les spécialistes parlent de la maladie de Farah, du nom de la première victime de
cette forme inversée de la maladie d’Alzheimer.
Avec Alzheimer, tu ne te rappelles plus qui tu es. Avec Farah, tu te rappelles à la mémoire de tous, tout le temps
et partout.
Les scientifiques ont trop longtemps sous-estimé le phénomène qui affecte temporairement les jeunes filles, entre 12 et 16 ans.
Les sujets infestés se mettent à publier leurs
photos de manière incontrôlée, sur leur blog et leur téléphone portable. À la première éruption cutanée sur le visage, les publications s’arrêtent et la maladie disparaît.
Mais quelques récentes observations plongent la communauté médicale dans l’effroi. À Saint-Paul, des témoins ont constaté que l’un des candidats avait affiché sa binette sur la voile d’un catamaran. Plus grave, la maladie de Farah a été diagnostiquée chez un président de chambre de commerce de l’île qui s’est mis à publier
son album de photos de famille. À Saint-Leu, un grand malade multiplie les mandats électifs. Et un, et deux, et trois...
Mais le cas qui pourrait bien faire école est celui d’une présidente de conseil général. Elle a organisé cette semaine une sauterie – à retrouver dans les carnets de Farah – où elle s’est fait
remettre, comme Napoléon sa couronne, sa Marianne d’or. Pour l’occasion, elle s’est même fait payer des pubs par le contribuable sur laquelle son
sourire «tranche papaye» écrasait le logo de la collectivité qu’elle préside.
C’est grave docteur?