Partager l'article ! Les cadavres finissent toujours par se relever: LE RÉSULTAT DES RÉGIONALES LAISSE LA GAUCHE ORPHELINE Le PS et le PCR se d ...
Le PS et le PCR se déchirent sur les dépouilles de la « majorité de gauche » qui continue à marquer le paysage politique réunionnais. Elle a quand même un drôle d'aspect, cette « majorité de
gauche » dans la bouche de Paul Vergès, lui qui n'a de cesse d'expliquer que les vieux clivages politiques sont dépassés.
Le patriarche affectionne le petit proverbe revanchard qui dit « néna un jour i appelle demain ». Il l'a prononcé à chaque fois qu'il s'estimait lésé par le comportement de ses adversaires
politiques ou de ses supposés alliés. A un point tel qu'il en a fait une ligne de conduite. Et ce jour qui s'appelle demain, c'est aujourd'hui.
Aujourd'hui, il goûte à l'amertume de la défaite et du gâchis. On peut croire « tuer » politiquement quelqu'un mais – et heureusement – les cadavres finissent toujours par se relever et c'est
leur odeur qui donne ce sale goût à la déroute de ces régionales. Car revenons un peu en arrière, le 23 mars 2004, lorsque Paul Vergès avait refusé d'intégrer des élus socialistes à sa liste de
l'Alliance entre les deux tours de la précédente élection régionale. L'ancien président de Région avait alors proclamé d'un ton ferme, le pouce levé : « pas une seule personne ne sera expulsée de
ma liste, ne me le demandez pas »! Au soir de sa réélection il y a six ans, il ne voyait aucun inconvénient à cette division à gauche.
On peut estimer aujourd'hui, comme Paul Vergès, que les premières victimes de cette « trahison » sont les travailleurs et les Réunionnais les plus vulnérables face à la « casse sociale » du
Sarkozysme. On peut trouver des similitudes dérangeantes entre les vainqueurs du jour à la majorité relative qui font la fête derrière les grilles quatre étoiles des Villas du lagon et « la
droite Fouquet's des Champs Elysées ».
Mais cette « large majorité de gauche », dont le PS et le PCR se gargarisent, ne sait plus ce matin à quel porte-parole accorder sa voix. L'un a fait un combat de trop comme un Mohamed Ali en fin
de carrière se donnait en spectacle sur les rings. L'autre porte en lui, l'infamie d'avoir « tué » l'icône. Qu'est ce que ça pue un cadavre...