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Samedi 18 décembre 2010 6 18 /12 /Déc /2010 14:06

RAIDERS 2000

«Vous avez une chance inouïe»

      

Ils sont partis en ordre dispersé et se sont encore un peu plus éparpillés d’une ravine à l’autre. Pourtant, ils font partie d’un même team, celui de la gendarmerie. Sur une épreuve aussi individuelle que le Grand Raid, qu’est ce qui pouvait lier les 63 «Raiders 2000»? Réponse au bout des 163 kilomètres.

Cap Méchant (Saint-Philippe)«Vous êtes des p… de privilégiés»! La phrase sonne comme une insulte pour ces raiders, meurtris par l’effort et allant puiser leurs dernières forces dans les tréfonds de leur volonté. Ils sont qualifiés partout de héros. Ils entreprennent publiquement, en plus de leur périple de 163 kilomètres à travers les montagnes réunionnaises, un éprouvant voyage dans l’inconnu, au-delà de tout ce qu’ils savent d’eux-mêmes en matière de résistance et de fatigue. Et voilà qu’on les traite de «privilégiés».

Frédéric Lodens, le coach sportif d’une dizaine de participants inscrits au sein de l’équipe des «Raiders 2000», affiliée à la gendarmerie, a cependant le droit et le devoir de dire leurs quatre vérités à ses coureurs puisque, justement, tout le monde est là dans une épreuve de vérité. «C’est un privilège de pouvoir se payer le Grand Raid quand des gens crèvent la dalle. Je m’étais préparé pour participer avec eux mais j’ai eu des problèmes de santé et j’ai dû rendre mon dossard. Ils savent très bien que j’ai les boules de ne pas être avec eux sur les sentiers. Alors c’est la première chose que je leur dis : Vous avez une chance inouïe d’être là»!

Jeudi soir à Saint-Philippe. En connaissance de cause, jeudi, les «Raiders 2000» se sont rendus sur la ligne de départ au Cap Méchant en bus ou par leurs propres moyens. Mis à part l’écusson que certains avaient collé sur leur sac, il était impossible de les repérer. Noyés dans la foule en ordre dispersé. Le Grand Raid est avant tout une affaire individuelle. Intime même. Quand Fabrice Sanson réussit à s’allonger et à fermer les yeux sur la pelouse du stade, Sébastien Gautrais, lui, a les yeux grand ouverts, surexcité par l’épreuve qui l’attend : «J’ai eu du mal à dormir la nuit dernière. J’ai la course dans la tête».


Le risque de «se griller»


Aucun des «Raiders 2000» ne concourt pour jouer la gagne, ni même le top 100. Chacun est engagé dans une compétition face à lui ou elle-même. Pourtant, au coup de feu, la folie du sprint s’empare de tout le monde. Sprinter réputé sur deux-roues, Armand Henriette raconte : «J’étais dans les premiers sur la ligne de départ. Après le premier virage, il y avait une foule devant moi sur la ligne droite. Je me demande d’où ils sont sortis».

 

Hell-Bourg

 

Au petit matin, Frédéric Lodens encourageait ses coureurs à Mare-à-Boue. «Ils sont préparés physiquement et mentalement. On n’a plus de conseils à leur donner une fois en course mais ça leur fait du bien psychologiquement de me voir».


Vendredi matin à Hell-Bourg. Dans le même temps, les gendarmes ouvraient leur poste de Hell-Bourg et accueillaient les deux kinés bénévoles ayant répondu à l’annonce postée sur un site internet spécialisé. À 6h40, ils ont donné quelques affaires de rechange au Népalais Dawa Sherpa mais il faudra attendre 10h pour que se pointe le premier «Raider 2000», Joseph Boyer, détendu et souriant. Il est vite rejoint par Jean-François Robert, puis par Krishna Ranganayaguy qui se plaignent du «traquenard» dans lequel ils ont été embarqués à Bélouve. Les trois dalons font la course plus ou moins ensemble. Quelques jeunes athlètes du club de Saint-André sont venus les encourager. Krishna se demande si Jean-François ne risque pas de «se griller» en suivant Joseph de trop près. Lui, en tout cas, il commence à douter…

«Et une soupe de nouille, une!», s’exclame le chef de poste, Pascal Jacquet. Les coureurs se pressent sur les lits de camps, chouchoutés par leurs proches et par les kinés. Il y a là Bruno Febvre, parti pour faire une belle course et Philippe Vergnes qui se trouve «moins bien qu’il y a deux ans». Il abandonnera en effet à Cilaos mais se consolera avec la belle performance de sa compagne Nadine Chabaud dans le Trail de Bourbon.

 

«Un sacré coup de sabot»


Hell-BourgEric Garcia, lui, avale son poulet en se disant : «C’est quand même la première fois que je galère comme ça »… Christian Hamer rigole, tout heureux d’avoir un masseur sur chaque jambe. «J’ai des jambes toutes neuves», crie-t-il avant de repartir. Deux gendarmes de Saint-Gilles, Laurent Mounier et Laurent Turquetit, semblent se surveiller de près. Le premier a un peu d’avance et Pascal Jacquet lui conseille, en plaisantant, d’en profiter pour semer son collègue. Les deux compères finiront de toute façon en même temps à la Redoute. Au fond de la tente, Fabrice Sanson, «le dormeur du départ», déguste ses pâtes sous le regard admiratif de sa fille.

Pour eux, le Grand Raid est – encore – souriant. Pas pour Armand Henriette qui vient de rendre son dossard. «Je n’arrive plus rien à avaler. Je n’ai plus de force. Même s’il y en a encore beaucoup derrière moi, ça ne sert à rien de continuer comme ça. C’est quand même un sacré coup de sabot que tu prends quand tu abandonnes». Pour lui remonter le moral, d’autres projets sportifs attendent le duathlète-raideur-cycliste.

Ils seront plus de 300 à être disqualifiés parce que hors-délai à Hell-Bourg. Sébastien Gautrais est passé juste à temps. Trois quarts d’heures avant la fermeture du pointage.

 

Vendredi soir à Deux-Bras. Entre Hell-Bourg et Deux-Bras, il s’est évidemment passé un monde, 55 kilomètres, 5 937 mètres de dénivelés positifs et négatifs, des douleurs physiques impossibles à chiffrer et une multiplication des écarts. Les gendarmes ont installé deux tentes «tout confort» au bout de la piste qui longe la Rivière des Galets. Les épouses donnent un coup de main aux commissaires en tenant l’un des deux postes de pointage. Quatre masseurs et une vingtaine de bénévoles se relaient, deux nuits durant, pour assurer l’accueil des «Raideurs 2000» et parfois de leurs compagnons de route rencontrés sur le parcours.

 

Le «miracle» du genou droit


Samedi matin à Deux-Bras. Derrière David Elizeon et Bruno Febvre, c’est Christian Hamer qui débarque à 4h du matin, flanqué du Pyrénéen Benoît Coulombier. Les deux hommes s’accordent une heure de repos. Ils se sont connus à Mare-à-Boue et ne se sont plus quittés. «À deux c’est mieux que seul, sans lui j’aurais abandonné», affirme Benoît. «La nuit, sa présence m’a boosté, renchérit Christian. C’est la première fois que je fais une vraie rencontre sur le Grand Raid, d’habitude c’est éphémère. On a passé 120 kilomètres à parler du boulot, du sport, du pays, à blaguer pas mal…» A la Redoute, ces deux-là s’échangeront leurs numéros de téléphone.

Hell-BourgArrivé 10 minutes avant eux, Jean-François Robert est seul. Et il en bave. Il n’arrive plus à se réveiller. «Il ouvre les yeux puis les referme. On ne peut pas le laisser se rendormir, on le secoue un peu», explique une bénévole. Mais le Sainte-Rosien n’en peut plus. Il a perdu les deux copains qui l’accompagnaient à Hell-Bourg. «Si ma femme n’était pas descendue dans Mafate pour me voir passer à Trois-Roches j’aurais abandonné à Cilaos, comme Joseph et Krishna »… Il grimace, ses jambes sont raides. Elise et Céline lui massent chacune une cuisse.

Il passe une première fois vers le poste de pointage. Mais à peine a-t-il fait quelques pas, il s’arrête et murmure dans un rictus : «Ça ne va pas». Il n’arrive plus à plier sa jambe droite et revient en boitant vers la tente des gendarmes. Pierre, un troisième masseur, lui tâte le haut du péroné. Il plie cette jambe raide. Allongé sur le dos, Jean-François plisse les yeux à en pleurer. Au bout d’un quart d’heure de manipulation, Pierre tape d’un coup sec sur l’extérieur du genou. Jean-François se relève et parle d’un miracle. Le voilà reparti, accompagné par une assistante jusqu’au pied de la montée de Dos d’Ane. Il n’abandonnera pas et franchira la ligne d’arrivée samedi à 17h20.


Dimanche à la Redoute. Sébastien Gautrais arrivera dimanche à 12h49 après trois nuits dehors. Il a marché «au mental» avec les pieds détruits. «Je ne veux plus voir de podologues, j’en ai trop vu», lance-t-il en descendant du Colorado. Pour lui, «le Grand Raid, c’est la quintessence du sport», «un combat contre soi». La voilà la réponse à la question : Qu’est ce qui lie les 63 «Raiders 2000»? Ils ont partagé les mêmes armes, kinés, lits Picot et tentes militaires. Ils ont été poussés, nourris et soignés par les mêmes gendarmes et leurs épouses pour mener leur combat. Une «chance inouïe» qui devrait leur donner envie de rempiler. Non?
 

 

Franck CELLIER

 


Deux-Bras, capitale du doute

Deux-Bras n’est pas qu’un confluent de rivières à la sortie du cirque de Mafate, c’est aussi un lieu inexploré sur la carte de la fatigue de chaque concurrent. Pas étonnant que les pensées n’y soient plus très claires. Deux-Bras, c’est la capitale du doute, même s’il est mâtiné de maloya et de boucané.

Quand Eddy Myrtal s’assoit à la table de ravitaillement vendredi à 22h30, il n’a guère envie d’en repartir. Il faudra une longue discussion avec les bénévoles pour le convaincre de reprendre le sentier. Il ne parvenait plus à avaler quoi que ce soit, voulait du sel dans du Coca-Cola et n’a finalement retrouvé l’appétit que grâce à quelques samoussas au poulet qu’un spectateur a sortis de sa tente.


«Lâcher les chevaux»

Un peu plus tard, en dégustant un petit cari, Yolain Nagama, lance quelques insultes aux Anglais : ceux qui ont donné leur nom au Cap (après Hell-Bourg) et au chemin (après la Grand Chaloupe) et qui ont rendu la course si dure qu’il jure qu’il n’en prendra plus jamais le départ. Puis il demande une femme… Mais Danielle Séroc, qui se ravitaille à la table voisine, est déjà bien accompagnée.

Une femme? Quelle drôle d’idée. «Je marche avec elle depuis Mare-à-Boue. On ne se quitte plus et on s’entend bien, mais dans le Grand Raid, on ne pense pas à ça», lance Alain en montant vers Dos d’Âne en compagnie de Cécile, une métropolitaine qui voyage en courant dans les montagnes ou les déserts. Elle acquiesce entre deux halètements : «Non, on ne pense pas à ça».

Deux-Bras, c’est l’endroit où l’on a envie d’autre chose. N’importe quoi qui fasse oublier le mal de tête, le mal de ventre, le mal aux pieds, les muscles raides et les articulations coincées. Les podologues percent les ampoules par centaines. On s’endort la tête remplie de doutes. Allongés côte à côte, les frères Ducheman donnent des noms d’oiseaux aux organisateurs et jettent l’éponge.

Une douleur sous la poitrine plie Murielle Neau en avant, ses pieds décharnés font boiter Myrielle Hoareau mais les deux femmes s’attendent et finiront ensemble. Plutôt bien puisqu’elles vont grappiller une cinquantaine de places d’ici l’arrivée. Deux-Bras, ça peut aussi être la fin du doute, même si c’est plus rare. C’est en tout cas l’endroit où le Saint-Gillois Romuald Abner a fini par se décider à «lâcher les chevaux». «Je peux monter vite parce que je suis parti tranquille. J’ai toujours marché et maintenant j’ai des réserves», souffle-t-il avant de survoler les 36 derniers kilomètres.


Deux Bras (Mafate)
Yolain Nagama en voulait aux Anglais et cherchait une femme lors de son passage à Deux-Bras.

 

 


 

Les compagnons imaginaires


La Redoute (Saint-Denis)

 

80% de la performance relève du mental plutôt que du physique. Nombre de coureurs ont ainsi «prévisualisé» le Grand Raid pour mieux l’aborder. «Je leur dis de penser à leur arrivée sur la ligne à la Redoute», confie Frédéric Lodens. Ainsi, les coureurs se préparent «une bibliothèque d’images positives». Et ils se passent le diaporama dans les moments difficiles.

Des hallucinations fréquentes

 

C’est ce qu’a fait Christian Hamer, mais il n’avait pas que ça. «J’ai emmené dans mon sac le doudou de ma fille. Je peux vous dire que je lui parlais dans les moments difficiles. Je lui disais : ne t’inquiète pas petit, on va rentrer». Et ce doudou était léger. On peut même penser que ce sont ces «compagnons imaginaires» qui portent les coureurs plutôt que l’inverse.

Nombre d’entre eux disent en effet «faire le Grand Raid pour un autre». La course est pleine de «belles images». Chez les «Raiders 2000», Gilles Ecormier, sportif accompli, avait choisi d’accompagner sa grande soeur Viviane et ils ont franchi ensemble l’arrivée dimanche matin à 1h08. D’autres le font «pour un proche qui n’a pas la capacité de le faire», parce qu’ils sont handicapés quand ils ne sont pas disparus. Le journaliste belge Frédéric de Lanouvelle courait cette année pour «vendre» les 9 000 mètres de dénivelé au profit de l’association Vaincre les maladies lysosomiales.

Les coureurs sont donc rarement seuls en course. Parfois leurs amis imaginaires sont rejoints par d’autres compagnons tout aussi virtuels. Témoignages d’Alain rencontré sur la montée de Dos d’Âne : «J’ai eu des hallucinations dans Mafate. J’ai vu mon entraîneur sur un canoë. Vous vous rendez compte : en pleine montagne, sur le sentier, mon entraîneur sur un canoë». Alain ne précise pas si son entraîneur lui a dit aussi : «Ne t’inquiète pas petit, on va rentrer!»

 

 


 

 

Rien n’est laissé au hasard

 

Thierry Calcine a mis sa rigueur militaire au service de sa passion sportive et de celle de ses camarades pour organiser la logistique du CSAG (Club sportif et artistique de la gendarmerie) sur le Grand et le semi raid. Les coureurs de montagne sont réunis au sein de la section «Raiders 2000». La moitié d’entre eux ne sont d’ailleurs pas gendarmes. Ils se joignent au groupe par affinité, par amitié, tout simplement parce qu’ils ont pu remarquer, saison après saison, que la rigueur gendarmesque pouvait constituer un sérieux atout.

 

Hell-Bourg

«Rien n’est laissé au hasard et ce, plusieurs mois à l’avance. Cette année, les entraînements ont commencé en janvier par une boucle au Maïdo. Chaque mois une sortie était inscrite au programme. Les quatre dernières permettaient de reconnaître le parcours de la Diagonale en quatre tronçons.

Sur l’épreuve, en elle-même, une cinquantaine de bénévoles, venus de toutes les brigades de l’île, viennent apporter leur soutien aux coureurs. Ils étaient cette année répartis sur trois postes principaux à Hell-Bourg, à Deux-Bras et à La Possession. Un tee-shirt des «Raiders 2000» indiquait les tentes militaires sous lesquelles les adhérents pouvaient se reposer sur les lits de camps et se ravitailler.

«Nos femmes font la cuisine sur place. Il y a du poulet, du steak haché et des pâtes au menu, énumère Pascal Jacquet responsable du poste de Hell-Bourg. Nous avons nos propres kinés, ce qui permet à nos coureurs de ne pas faire la queue devant les postes mis en place par l’organisation du Grand Raid». À ces prestations simples, s’ajoute la complicité qui lie les «Raiders 2000», un soutien psychologique qui n’est pas négligeable dans les moments difficiles.

 

 


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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 07:50
LA REVUE D'ACTUALITE

Une leçon à 50 millions d'euros


Survol, mine de rien, de l'actualité réunionnaise


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Mais ça va très bien aujourd'hui depuis que je viens de réussir à écrabouiller le moustique qui tournait autour de moi. Je ne sais pas vous, mais moi, les moustiques, ça peut me gâcher une journée, me polluer une sieste, me pourrir un repas. Et surtout ça tourne à l' obsession en cette saison. Alors, oui, quand j'ai entendu hier à la radio qu'on  envisageait de leur balancer une bactérie dans la trompe pour réduire de moitié l'espérance de vie des femelles, j'ai commencé à me sentir mieux. Et quand ce matin, j'ai lu dans le Jir que les scientifiques étudiaient l'option d'un envoi massif de mâles stériles pour réduire les naissances de larves d'aedes albopictus et d'anophèles arabiensis, vecteurs à eux deux du chikungunya et du paludisme, j'ai carrément exulté.

Bon, c'est vrai que nous n'en sommes qu'au niveau des études et qu'il va bien falloir encore supporter ces saletés de vampires quelques temps, mais j'encourage vivement nos savants à poursuivre dans ce sens et leur souffle même quelques autres pistes, comme l'adoption d'une charte gay friendly à l'intention des insectes afin d'encourager l'homosexualité dans leurs communautés et réduire ainsi leur prolifération de manière soft. Ou encore la distribution d'un breuvage que j'ai testé avec quelques amis et qui réduit singulièrement la libido et par là-même la tendance à procréer comme des bêtes.

Ça arrache comme l'indique les conclusions de nos essais tels que les rapportent nos experts...

...

En effet, il n'y a guère que les moustiques polonais, vecteur de la cirrhose et de rien d'autre, qui en réchappent et j'en connais pas beaucoup dans nos contrées.

On ne s'en rend pas encore bien compte dans les embouteillages, mais l'autre bonne nouvelle que nous annonce le Quotidien du jour, c'est qu'il s'est vendu moins de voitures l'année dernière que l'année précédente : - 7,1%. Et je lève mon verre à la santé de Peugeot, Renault et Citroën qui ont perdu respectivement, 13,4%, 16,7% et 8,2%. Merci pour leur noble contribution à la diminution du nombre d'accidents de la route.

...

Merci aussi pour la part que les concessionnaires réunionnais en crise apportent aux efforts écologiques de réduction d'émission de gaz à effet de serre. C'est la SR21 qui nous le rapporte dans sa pub : le Réunionnais n'émet que 4,74 tonnes de CO2 par an contre près de  20 tonnes pour un Américain. On est à la Réunion, en moyenne, moins polluant que le Français moyens qui dégage chaque année 6,19 tonnes. C'est pas mal même si on pollue quand même 5 fois plus qu'un Indien.

Mais ce n'est pas parce qu'on vend moins de voitures neuves, qu'on va arrêter de construire des routes. D'une part parce qu'on en a besoin et d'autre part, et c'est une approche plus originale, parce qu'il faut aider les entreprises du BTP qui créent tant d'emplois, et génèrent pas mal de profits...

C'est en tout cas ce que nous dit Paul Vergès qui annonce la construction du nouveau pont de la Rivière Saint-Etienne. Souvenez vous, l'ancien s'était écroulé comme un alignement de dominos lors du cyclone Gamède en 2007. Le ministre de l'époque, François Baroin, avait alors promis que l'Etat financerait sa reconstruction à l'identique pour 26 millions d'euros. Quelques mois après, notre président de Région le mouche donc comme un enfant morveux. D'une : on ne va pas reconstruire un pont identique qui ne résiste pas à une crue, même pas centenale. De deux : il faut tenir compte de l'accroissement démographique et anticiper sur l'augmentation de la circulation. Le prix du mouchage : 50 millions d'euros en plus, ce qui nous monte la facture du futur pont à 76 millions d'euros.

N'oublions pas non plus de noter dans l'actualité la résolution de deux affaires qui ont défrayé ces jours-ci la chronique des faits divers : le meurtrier du jeune détenu de la prison du Port, tué le 1er janvier dernier, a avoué. Et Hervé Athon, l'ex-dirigeant de la Saint-Pierroise retrouvé mort devant la porte de son appartement était tout simplement tombé dans l'escalier. La thèse du meurtre est donc écartée pour l'instant.



Après l'heure, c'est plus l'heure


Bravo au ministère du travail et à l'élection prud'humales. Je viens de recevoir par la Poste ma carte d'électeur pour remplir mon devoir de salarié à la consultation du 3 décembre dernier. Tu m'étonnes, que personne ne vote dans ces conditions...

Et bravo aussi à la Poste qui, malgré l'intitulé « Affranchissement en compte avec La Poste jusqu'au 3 décembre 2008 » continue à distribuer ces cartes plus d'un mois après.


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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /Jan /2009 05:57
LA REVUE D'ACTUALITE

Il paraît que la justice est aux ordres...


Survol, mine de rien, de l'actualité réunionnaise


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P
arfois je me demande ce qui nous passe par là tête. Hier, certains se demandaient si une île avait surgi des fonds marins au large de Saint-Paul et le Jir d'aujourd'hui enfonce le clou en titrant « l'île fait des petits ». Ben voyons... Comme si personne n'avait jamais vu un amas de branchage précipité à la mer par des rivières en crue...

Il pleut fort ces temps-ci. La végétation en prend un coup et les jardins sont dans un triste état. Par exemple, ceux qui attendent depuis Trois ans que le Jardin de l'Etat retrouve un aspect « visitable » sont quittes pour attendre encore. La réouverture prévue pour septembre dernier ne se fera pas avant le mois de juin. Patience.

Et puis, cerise sur le gâteau, on apprend que le museum d'histoire naturelle va récupérer un ancien locataire du zoo, et pas le moindre puisqu'il s'agit de Princesse, la tigresse. Le fauve pour être plus précis à l'attention de ceux qui pense à la belle Raymonde du Moufia. Eh bien Princesse la tigresse avait été piquée par le véto du zoo du Chaudron parce que ses insuffisances rénales n'étaient plus soignables. Le taxidermiste du museum va lui donner une seconde vie, un peu comme Lénine en quelques sorte...

Dans la rubrique « Le foot c'est très dangereux », la Saint-pierroise pleure le décès de l'un de ses ex-dirigeant, Hervé Athon. Son corps a été retrouvé la nuit dernière devant la porte de son appartement. Il avait le visage en sang et son portable avait disparu.  On ne peut guère faire mort plus suspecte...

Dans la rubrique  « On aime la France d'aujourd'hui », ce commentaire
de François Crezé, président de chambre à la cour d'appel de Saint-Denis et délégué de l'Union syndicale des magistrats. Il explique que la disparition du juge d'instruction voulue par Sarkozy est une nouvelle étape de la politisation de la justice. « Les procureurs sont de plus en plus aux ordres de leur ministre » dit-il.

Ce n'est pas très rassurant à l'heure où il suffit d'être un peu protestataire pour se trouver accusé d'acte terroriste. Pour en sourire quand même, j'ai relevé ce dessin de Souch dans le Jir où l'on voit Jacques Chirac s'étonner devant son poste de télé et commenter en substance. « Pourquoi vouloir supprimer les juges d'instruction. Moi, il me suffisait de les ignorer »

...

Ah et puis, c'est peut-être gratuit de le dire, mais bon sang, les Français ont bien voté pour ça en 2007 : Travailler plus, gagner plus, et plus de rapidité dans le traitement des affaires judiciaires. Va falloir qu'ils s'y habituent, les vieux magistrats. Maintenant ça dégage, ça pulse, ça fonce. Ils n'ont qu'à voir la rapidité de leur ministre à se remettre au boulot après son accouchement.

Cinq jours après la naissance de la petite Zohra Dati, sa maman Rachida assistait hier à son premier conseil des ministres et cet après-midi, elle sera à l'audience solennelle de rentrée de la Cour de Cassation.

Je ne sais pas si vous avez vu les photos, mais Rachida était « nickel chrome » avec une jolie robe et un jolie sourire. Pas de valoche sous les yeux, ni de trace de placenta sur les genoux.

En revanche, et c'est un scoop de Komansava, le papa, dont on continue de taire l'identité, a eu du mal à reprendre le boulot comme en témoigne ce document sonore inédit, enregistré dans la cafèt' de sa boîte...

...

Ben oui, le look, ce n'est pas si facile que ça à gérer. Ce n'est pas Jean-Michel Fontaine, présenté comme le seul candidat à la présidence de l'UMP Réunion qui dira le contraire. A l'UMP ou la raie à droite reste de rigueur.

Au fait, Alain Bénard est-t-il de l'UMP ? Lui qui n'a la raie ni à gauche, ni à droite. En tout cas, il riposte aujourd'hui dans la presse après avoir été accusé de ne pas avoir payé les cotisations Assedic des employés communaux de Saint-Paul du temps où il était le maire de la sous-préfecture de l'Ouest. Il explique tout bonnement que c'était un choix légal et de bon sens puisque la loi permet aux communes de payer directement les cotisations chômage aux employés en fin de contrat plutôt que de cotiser à l'Assedic.

En y réfléchissant bien, ce n'est pas bête et même révolutionnaire comme solution. On pourrait par exemple arrêter de cotiser pour la retraite et se payer directement à la fin d'une vie de labeur bien remplie.  Comme ça on serait moins angoissé par l'idée de mourir avant d'arrêter de bosser. Travailler plus pour cotiser moins en quelque sorte...



Message pour la paix d'Ankraké


Ci-dessous, l'appel au rassemblement pour la paix de l'association Ankraké



ANKRAKE INVITE LA  POPULATION REUNIONNAISE A UN ACTE SYMBOLIQUE POUR LA PAIX , ET POUR PROTESTER CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX POPULATIONS CIVILES DANS LE MONDE ,
Sri lanka, Congo, Soudan, Palestine, Israel, Somalie…….
CET ACTE SYMBOLIQUE CONSISTE A VENIR SUR L’ESPLANADE DE LA LIBERTE A TERRE-SAINTE, AU PILON ET A ALLUMER UNE LUMIERE POUR LA PAIX DANS LE MONDE ,
DE 18 H30 à 20 H Le vendredi 9 janvier 2009

Pour ANKRAKE :
LAURITA
0692 104461
ankrake@gmail.com


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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /Jan /2009 08:57
LA REVUE D'ACTUALITE

Le hold-up des cantinières


Survol, mine de rien, de l'actualité réunionnaise


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Pour les casseurs, ça ne va pas trop mal. Oh, tout le monde sait bien qu'un moral de cambrioleur a ses hauts et ses bas et qu'il est plus souvent en cavale ou en prison que les doigts de pieds en éventail à bronzer sur la plage d'un hôtel de luxe. Mais aujourd'hui, ça va bien pour les braqueurs qui viennent de dévaliser la station essence Caltex de la Ravine des Cabris.

« Ça été rapide, très rapide », dit le Quotidien, les deux malfrats sont arrivés sur un booster en plein après-midi et sont repartis avec plusieurs milliers d'euros dans leur sac, un magot qu'ils se sont fait remettre en menaçant les caissiers d'un revolver.

L'enseignement de cette histoire c'est que le métier de braqueur n'est pas tout à fait mort contrairement à ce que pensent les nombreux nostalgiques de Mesrine. Le deuxième enseignement, c'est que les banques ne sont plus la cible des voleurs parce que, comme disait un célèbre politicien français, il faut prendre l'argent là où il est. Alors que faire ? Faut-il, comme dans les banques, automatiser les transactions de carburant ? Ou ne plus utiliser d'essence du tout et opter pour la marche à pied ou le vélo ?

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Je ne sais pas ce que le nouveau maire de Saint-Leu choisirait mais il a en tout cas décidé de frapper fort contre le « crime organisé » dans sa commune en partant en guerre contre les détournements de caris dans ses cantines. Oui, vous avez bien entendu, il y aurait à Saint-Leu des cantinières qui retireraient la nourriture de la bouche affamée des écoliers pour l'emmener chez elles. Ou chez eux pour ne pas faire de sexisme.

Il n'y a qu'un mot pour qualifier ça : c'est répugnant. Alors Thierry Robert a diffusé une note très sévère menaçant les braqueurs de pots de compote de révocation. En fait il réagit ainsi pour répondre à quelques courriers anonymes de dénonciation.

C'est bizarre, parce qu'en général on remarque plutôt dans les cantines de l'île des énormes gâchis de plats non consommés. Plutôt que révoquer de pauvres cantinières saint-leusiennes au ventre vide, on pourrait peut-être organiser le transfert des surplus des autres cantines vers Saint-Leu... Et puis, Monsieur le maire, si vous augmentiez un peu leurs salaires, peut-être qu'elles ne seraient plus obliger de voler pour manger... Ah triste Réunion d'aujourd'hui! A moins que tout cela ne soit que de la bouffonnerie.

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Ce qui ne relève pas de la bouffonnerie en revanche, ce sont bien les sombres perspectives économiques pour l'année qui commence. Le Quotidien parle de « l'année de tous les dangers » et liste les menaces qui pèsent sur la Réunion: les effets de la crise financière mondiale bien sûr, mais aussi la baisse de la commande publique et la réforme de la défiscalisation qui pourraient faire perdre de 6 000 à 8 000 emplois au secteur du BTP. Déjà que le chômage a progressé de 13,5% en un an, on voit qu'il y a de quoi s'inquiéter.

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En pages Faits divers, c'est ce que l'on pourrait bien appeler une série noire. Après les noyades de la veille, c'est cette fois-ci une chute mortelle à la Plaine des Sables qui prend la vie de Marina Vellaidom, une jeune mère de famille de 30 ans, originaire de Saint-Joseph. Et l'on apprend aussi le décès d'Ulrich Clain, champion de la Réunion de boxe Thaï en 2007; ce sportif de 26 ans est mort des suites de l'accident de la route dont il avait été victime le 31 décembre dernier.

Autre mauvaise nouvelle, Clicanoo souligne un cas mortel de leptospirose, la tristement célèbre « maladie du rat » parce qu'on l'attrape au contact de l'urine du rongeur. Cette fois-ci, elle a frappé un agriculteur de Sainte-Suzanne. Un cas qui n'est hélas pas exceptionnel car il en survient plusieurs par an.

Tout cela n'est pas très joyeux, j'en conviens. Et pour finir, on note dans le journal officiel la parution du rapport de Jean-Marie Delarue, contrôleur général des prisons. Il y relève une fois encore, le manque criant de moyens écrivant que : « les cours de promenades sont des lieux de non-droit  » où les matons ne peuvent même plus intervenir. Ce n'est pas la Réunion qui dira le contraire quelques jours seulement après le décès d'un détenu à la prison du Port. Décès survenus justement au cours d'une bagarre générale dans la cour de promenade....


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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 11:58
LA REVUE D'ACTUALITE

La Halde va réagir, la Police a peur


Survol, mine de rien, de l'actualité réunionnaise


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Aujourd'hui, ça pourrait aller mieux. En fait, les nouvelles ne sont pas très bonnes. Les journaux de ce mardi 6 janvier nous apprennent le décès d'un couple de touristes emportés par une forte vague à Langevin. Alain Mellier, 61 ans, et son épouse Sylvie, 56 ans, venaient d'arriver à la Réunion dans la matinée, quelques heures plus tôt. Le même jour, George Bataille, un Saint-Andréen de 53 ans s'est lui aussi noyé en Baie de la Possession.

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Sinon, que retenir de l'actualité réunionnaise aujourd'hui, si ce n'est cette menace de la Halde ? Vous savez, ce SOS-racisme institutionnel, cette Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, placée sous la houlette de Louis Schweitzer. La Halde menace donc la Direction générale de la police nationale d'une « réaction »  Ce qui doit sans doute effrayer la confrérie des commissaires de France et de notre petit caillou : ils se voient sommer, une fois de plus, d'arrêter de pratiquer la discrimination lorsqu'il s'agit d'autoriser un fonctionnaire de police à rester indéfiniment en poste à la Réunion.

A l'origine de cette plainte : quelques policiers métropolitains contestaient que leur direction prenne pour critère leurs « origines » au moment de leur refuser de s'installer durablement à la Réunion. Et en septembre dernier, la Halde avait tranché et jugé que ce critère d'« origine » était discriminatoire. La Police n'a rien changé à sa façon de faire donc la Halde, se voit obligée, quatre mois après, de « réagir ». Enfin, pas tout de suite : Didier Lefebvre, délégué de la Halde à la Réunion, se donne encore « un  peu de temps » pour se mettre vraiment en colère.

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Ça doit quand même être un peu décevant, pour un pourfendeur des symptômes les plus abjectes du racisme, de se retrouver à ergoter sur un texte réglementaire qui relève, à mon avis, plus du débat sur la préférence régionalediscrimination raciale.

En fait, j'ai toujours un peu de mal avec le franco-centrisme. Hier soir, je regardais « Capital » sur M6. Pas longtemps parce que ça use... Mais en deux sujets, les journalistes ont eu le temps de s' apitoyer sur le sort de ces pauvres métropolitains, évidemment créateurs de richesses et d'emplois, obligés de supporter, en Nouvelle Calédonie, ces fainéants de Kanaks, et à Abu Dabi, ces incompétents de travailleurs immigrés débarqués des pays les plus pauvres de la planète... Bref, j'ai du mal à m'apitoyer mais je ne suis pas, fort heureusement, délégué de la Halde.

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L'actualité réunionnaise, c'est encore - Clicanoo l'annonçait hier, le Quotidien le confirme aujourd'hui - la grosse dette sociale dont hérite Huguette Bello à Saint-Paul. Son prédécesseur, Alain Bénard, n'avait pas payé les cotisations Assedic des employés communaux en 2005 et 2006. La nouvelle municipalité devra consacrer 11,6 millions d'euros à payer la facture. Je ne sais pas ce qu'en dit Alain Bénard, mais il a peut-être péché par excès de confiance. Persuadé qu'il détenait les clés du développement durable, il s'est sans doute également persuadé que personne, parmi ses employés, ne se retrouverait au chômage. Manque de bol, c'est lui qui y est comme disent les enfants.

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Ah, et puis je voudrais finir sur un chiffre que le Quotidien semble trouver décevant, parlant même de la fin d'une embellie. C'est le nombre de passager à Gillot il n'a augmenté « que »,
que de la selon mon confrère, de 2% en novembre.  Mais quand on nous parle de récession, une augmentation de devrait-elle pas toujours être accueilli avec satisfaction ? D'autant plus que sur les douze derniers mois il y a eu 5% de passagers en plus que l'année précédente.

Alors peut-être serait-il temps d'arrêter la dramatisation de la crise. Sa perspective n'est déjà pas joyeuse. Mais il faudrait qu'on nous explique pourquoi les gens qui continuent à percevoir les mêmes revenus qu'il y a un an (et ils représentent l'écrasante majorité) devraient tout d'un coup se serrer la ceinture, arrêter de voyager, arrêter de sortir, arrêter de vivre. Allez arrêtons le flip, et Champagne !

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Ah au fait, j'oubliais. Depuis que les chaînes de l'audiovisuel public n'ont plus le droit de diffuser de publicité après 20 heures, les annonceurs se ruent chez les autres. Et pas seulement chez Bouygues comme le prétendent de mauvaises langues. Mais chez nous aussi. Une fois n'est pas coutume, nous finirons donc par une pub : hey, pour le Champagne, c'est du Laurent Perrier et rien d'autre.



Le site de Thomas Lebon


J'ajouterai que j'ai bien aimé, au hasard de ma navigation, tomber sur le site photographique d'un Réunionnais, étudiant à Paris, Thomas Lebon.

On y trouve déjà quelques clichés parlants saisis aux quatre coins du mondes.

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